L'emballement des échos

L’ensemble de ce nouveau corpus fait écho à un séjour d’un mois passé à Terre-Neuve au début de l’été 2019.

 

Un mot me semble particulièrement fécond au niveau artistique, et évocateur des phénomènes qui ébranlent la planète. Il s’agit du mot « dislocation », qui oriente actuellement mes approches esthétiques. D’une part, ce mot exprime avec justesse une perte de repères brutale pour les sociétés contemporaines quant à notre compréhension traditionnelle de la nature : longtemps perçue comme pérenne et ayant la capacité de procurer à l’humanité des ressources inépuisables, elle s’avère désormais entièrement anthropisée, durablement altérée et au devenir imprévisible. Des psychologues parlent d’une angoisse écologique de plus en plus prégnante dans la population. D’autre part, « dislocation » évoque certains processus environnementaux, dont l’érosion côtière et la fracture des banquises, lesquelles sont accentuées par la montée des eaux, l’amincissement du couvert de glace, la force accrue des tempêtes, des vents et des marées. C’est ce double sens – la dislocation de notre imaginaire et la dislocation concrète des territoires – qui m’inspire.

 

Les œuvres de ce cycle auront comme point commun d’interpréter en dessin et à l’aquarelle l’idée de dislocation, à laquelle s’ajoutent les concepts d’altération et de disparition, à travers la figure évolutive du paysage.

 
 
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Les dislocations

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À l'atelier - Écriture d'une mémoire

 
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À l'atelier - Le carnet des disparus

Archive d'une disparition

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